La haine ne vise pas simplement la destruction de l’autre, mais s’attaque directement à son noyau de jouissance, c’est-à-dire à ce qu’il y a de plus intime, d’inassimilable et d’irréductible en lui.
Elle confronte le sujet à un vide intérieur impossible à symboliser par le langage. Ainsi, la haine dans sa dimension réelle n’est pas le contraire de l’amour, mais une modalité de lien absolue et dénuée de sens qui surgit lorsque la structure symbolique vacille face à l’insupportable présence de l’Autre.
